10 réflexions que les expatriés détestent entendre lorsqu’ils rentrent pour les vacances

expat nils & emi

Article à caractère humoristique (je précise, pour ceux qui n’auraient pas d’humour :p)

1. Nan mais toi, t’es en vacances toute l’année !

Alors d’accord, l’expatrié abuse en général et poste régulièrement des photos sur les réseaux sociaux de ses jambes à la piscine ou de ses pieds à la plage et se fait donc inévitablement classer dans la catégorie du vacancier à temps plein. En plus, il lui arrive de partir, juste pour le week-end, à Bali ou à Bangkok renforçant par la même occasion votre impression qu’il se la coule douce. Mais que nenni ! En général, la boîte qui l’emploie attend de lui qu’il se donne à fond et il est bien plus proche des 60h / semaine que des 35h. Je ne vous parle pas de ceux pour qui le décalage horaire est important avec la France ou les Etats-Unis et se retrouvent en « conference call » à 22 ou 23h ou de ceux qui sont dans l’avion tous les dimanches soirs pour assurer leur rendez-vous dans les succursales de la région dès le lundi matin (retour de voyage le samedi dans la journée, ça marche aussi).

2. T’as les moyens !

Dans l’imaginaire collectif, expatriation = beaucoup d’argent. Alors oui mais non. Effectivement, ça arrive mais il y a aussi des expatriations que l’on fait pour vivre une expérience et fort heureusement car ce serait sinon bien triste. Quand on voit le prix des loyers dans certains pays, les frais des écoles françaises à l’étranger, la taille du salaire importe peu : il faut plutôt regarder ce qu’il reste à la fin. En plus, si tu ajoutes les petits week-ends du point numéro 1, il ne reste plus grand chose à la fin 😉 Bon après, c’est un choix de vie mais ne pas confondre expatriation et finances (même si certains ne s’expatrient que pour l’argent, on est d’accord).

3. T’as vraiment de la chance

Je crois que c’est la réflexion qui me fait le plus bondir. Parce que non, je n’ai pas « de la chance ». Je l’ai provoquée. Personne ne m’a demandé un jour si je voulais partir à l’étranger pour bosser. Rare sont ceux pour qui l’expatriation est arrivée sur un plateau d’argent sans jamais avoir rien fait pour. Si on veut vraiment partir, il faut s’en donner les moyens. La chance n’a rien à voir là dedans (ou alors je suis super chanceuse).

4. Moi, je ne pourrais pas !

Compléter avec la mention appropriée :

  • vivre loin de ma famille,
  • vivre loin de mes amis,
  • ne pas avoir accès au saucisson et autres produits français au supermarché,
  • quitter ma Bretagne, ma Corse, mon Périgord !
  • prendre un vol de plus de 6h pour rentrer

C’est sûr que vu comme ça, il vaut mieux que tu ne quittes pas ton pays. Comme si nous, on était des monstres égoïstes qui n’en ont rien à faire de leur famille… Mais à chaque fois qu’on entend ce genre de réflexion, on a surtout envie de répondre que oui, nous aussi, ça nous soule parfois mais qu’il y a tellement de choses à découvrir que ce serait quand même dommage de s’en priver !

5. Tu sais encore faire la vaisselle / repasser ?

Ça c’est le petit coup bas pour ceux qui ont une femme de ménage régulièrement (voire à temps plein). En même temps, quand on bosse beaucoup (voir point 1) et qu’on a de l’argent (voir point 2), pourquoi s’en priver hein ? :p

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6. Ça ne vous manque pas la France ?

Celle-là, on l’a pratiquement à chaque fois de la part de ceux qui n’ont quasiment jamais quitté leur pays. Comme si la France était le seul pays au monde dont les paysages et la culture valaient d’y rester. Comment juger quand on est presque jamais parti ? En fait, je pense que ce qu’ils veulent vraiment dire c’est : ça ne vous manque pas la famille, les amis et le saucisson ? (voir point n°4).

7. Vous pensez revenir bientôt ?

Cette question va avec la précédente, forcément. Mais elle nous fait nous sentir beaucoup plus fébrile car, en général, les gens qui la posent font parti de notre famille proche. Parfois, on sait qu’au fond on ne se sent pas de vivre en France et parfois, on sait juste qu’on est bien à l’instant T dans le pays où l’on est expatrié mais on ne sait pas encore pour combien de temps. Parce que l’expatriation a ce petit côté précaire qui ne nous laisse pas forcément toujours voir de quoi sera fait demain. Du coup, on ne sait pas trop quoi répondre…

8. Mais comment tu fais avec les enfants ?

Tout ceux qui se sont habitués à compter sur les grands-parents pour récupérer les enfants le mercredi après l’école, pour les emmener au foot ou à la danse ou simplement pour passer un week-end tranquille en amoureux une fois de temps en temps se demandent bien comment on peut survivre 😉 On s’organise les gars, on s’organise. Parfois avec une nounou à temps plein (voir point numéro 5) dans certains pays et certaines situations (voir point numéro 1 aussi) mais le plus souvent avec un carnet de contacts de baby-sitters long comme le bras. Ah, et puis, on emmène nos enfants partout aussi. Alors ils s’adaptent et apprennent à être cool en toute situation (ou presque).

9. Qu’est-ce tu fais toute la journée (au conjoint suiveur) ?

Parce que ne pas être salarié est forcément s’ennuyer ? Tout d’abord, le conjoint-suiveur (autrement appelé bien souvent femme d’expat) est LE pilier dans une expatriation en famille donc il a plutôt du pain sur la planche (oui, je pense à lancer le syndicat des conjoints d’expatriés bientôt). Il est celui (dans 90% des cas, la femme) qui va devoir faire du logement un cocon dans lequel la famille se sent bien (traduire gérer avec les déménageurs qui ne sont jamais à l’heure, ranger toutes les affaires dans les placards, faire la déco des chambres des enfants et du reste de la maison, trouver où acheter le dentifrice qui ne pique pas, faire des allers-retours chez le suédois car il manque toujours des trucs, etc.), être là pour les enfants qui vont devoir s’adapter leur nouvelle vie et pour son conjoint qui va travailler comme un(e) dingue (voir point 1). Ce n’est pas pour rien si les entreprises font de plus en plus d’effort pour bien intégrer le conjoint-suiveur. Alors bien souvent, il n’a pas le temps de s’ennuyer – du moins la 1ère année !

10. Donc vous parlez anglais ?!

Eh ouais, aussi fou que ça puisse paraître. Alors ça peut aussi être une autre langue selon le pays, mais on a toujours l’impression en France que parler une autre langue est un exploit. Et en fait, on ne la déteste pas vraiment cette réflexion, on se sent un peu comme des supers stars 🙂 Merci pour ce que vous faites les amis.

EDIT 24h plus tard : les bonus

Ce post vous fait marrer, circule sur les réseaux sociaux depuis 24h et forcément vous aviez des points à ajouter alors voici quelques bonus ! Continuez comme ça, vous êtes au top !

11. T’as la belle vie !

Bon parce qu’il suffit d’être expatrié pour avoir la vie belle, c’est bien connu.

12. Tu passes en coup de vent

L’expatrié qui rentre à la maison, il a un peu l’agenda d’Emmanuel Macron pour faire plaisir à tout le monde. Alors quand il s’entend dire : tu passes nous voir en coup de vent, ça le gonfle. Car il faut bien savoir que ses vacances en France ne sont bien souvent pas des vacances (que celui n’a pas pris au moins 2kg lors de ses 2 semaines en France l’été parce qu’il a accumulé allègrement toutes les invitations à dîner et à prendre l’apéro, me jette la première pierre !).

13. Vous êtes trop loin

Quand toi tu as pris 2 avions (au moins) pour rentrer et t’entendre dire par tes potes qu’ils ne peuvent pas venir te voir parce que tu comprends, tu es trop loin et qu’avec les enfants tout ça tout ça, c’est compliqué (ben oui 3h de route, c’est tellement é-nor-me !).

14. C’est pas trop dangereux ?!

C’est vrai que l’inconnu fait souvent peur donc je comprends parfaitement cette question mais en ce moment, je me sens limite plus en insécurité à Paris que dans mon pays d’expatriation… (malheureusement).

Vous êtes expatrié(e), quelles sont les réflexions qui vous font bondir lorsque vous allez en vacances en France ?

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51 Commentaires sur “10 réflexions que les expatriés détestent entendre lorsqu’ils rentrent pour les vacances

  1. Johnatan says:

     » femme d’expat » est un peu old school tbh.. Pour info, ma conjointe à ete mutée, et je l’ai rejoint juste apres, donc pas de boulot donc « homme d’expat » dans ce cas, pendant au moins 3 mois. Attention aux mots, on est plus en 70′ ou la femme suit et ne gere que « la maison ». Article interessant tout de meme

    • emilie says:

      Attention Jonathan, il ne faut pas se méprendre 🙂 J’utilise ce terme avec des pincettes et beaucoup d’humour car je sais qu’il y a bien sûr des hommes qui suivent aussi (d’où le terme de conjoint suiveur) et je suis finalement une femme d’expat moi-même 😉

    • Kam says:

      Vous avez raison Johnathan. Cela dit, la grande majorité des conjoints d’expats restent des femmes (il n’y a qu’à voir Genève).

  2. Hartmann says:

    Le pire pour moi (expatriée en tant que « femme de » pendant 25 ans) c’est aussi la comparaison des autres expats : « bonjour, patati patata, et toi, il fait quoi ton mari ? » si tu donnes la réponse tu es « catégorisée » et si la situation de ton mari leur convient tu peux faire partie de leur cercle. J’ai donc appris à faire comme si je n’avais pas entendu la question et je repondais « MOI, je fais ci ou ça… » et ne faisais partie d’aucun cercle.
    Pour ceux qui te retrouvent, lorsque tu rentres chaque année dans ta famille et que tu visites tes amis pendant les congés, que tu parcours du coup des centaines de kilomètres, c’est ce manque d’intérêt qu’ils ont à te poser des questions sur ta vie à l’étranger, sur la culture du pays dans lequel tu vis et aussi cette jalousie qui poussent les gens à te penser « pretentieuse » lorque tu racontes, pour partager, seulement pour partager et aussi pour les inciter à venir te rendre visite dans ce pays dans lequel tu te feras un plaisir de les accueillir, certains sont incapables de comprendre que tu veux juste partager cette belle aventure. Et pour finir lorsque tu reviens habiter en France finalement, c’est comme si tu habitais toujours à l’autre bout du monde, même si tu es revenue depuis des mois ou des années tu peux entendre : ha ? Mais tu es en France ? Alors que tu as pris soin de faire un message pour indiquer à tous que tu revennais…
    Et je finirai par dire que j’ai adoré elever mes enfants dans divers pays, que nous y avons vécu des joies et des drames, que leur grande ouverture d’esprit due à ces longs voyages que nous leur avons pourtant imposés, est extremement bien vu à l’étranger, mais beaucoup moins de retour en France ou lorsqu’ils racontent leurs aventures, bien souvent on ne les croit pas…

    • emilie says:

      Hello,

      Effectivement les comparaisons entre expats peuvent vite être du grand n’importe quoi ! Il y aurait matière à faire un article sur les « coffee mornings » et autre évènement propice aux comparaisons !

      Je te rejoins aussi sur le non-intérêt pour ta vie « là-bas » de la part de certains. Heureusement que ce n’est pas le cas de tout le monde 😉

      Ah ah l’impatriation, ça me fait super peur !!! :p Il paraît que c’est pire que de partir à l’étranger car tu ne t’attends pas à un choc culturel puisque c’est ton pays mais en fait…

      • Cicia Hartmann says:

        En fait Émilie n’aies crainte tu prouves par ton expatriation ou tes voyages ta capacité à t’adapter donc tu feras exactement pareil à ton retour.
        Tu es où en ce moment ?

        • Isamarie says:

          Rentrée il y a trois ans apres 20 ans ailleurs. Sil est vrai qu’on a acquis des capacites dadaptation peu communes, ce qui est difficile, c’est de retrouver un pays que l’on croit connaître alors que l’on n’a a pas suivi l’évolution des mentalités, même en regardant tv5 ou en suivant la presse française. On fait un grand travelling arrière et il faut se « resituer »en permanence. On passe souvent pour des ownies parce que l’on n’a pas pratique la carte vitale, que l’on n’a pas les references télévisuelles, que les enfants ont suivi un autre cursus que l’éducation nationale, qu’ils sont partis vivre ailleurs et que non ils ne veulent pas « revenir » en france, quil est inutile d’expliquer qu’ils ont un passeport francais, que leur langue n’est pas vraiment le francais et leur culture non plus. Ceci dit, on se fait à tout, une fois qu’on a resolu les problèmes administratifs et le saucisson c’est bon maos le fromage encore plus.

  3. Kam says:

    C’est assez rare en fait des gens qui posent des questions. Ou alors c’est seulement pour dire « ah ouais mais alors en France quand même c’est mieux » ou « ben nous aussi on a ça et même mieux » ou critiquer. (J’avoue je leur rends la pareille avec le système bancaire et de santé français qui me font écarquiller les yeux à chaque fois. Note to self: Ne pluuuuus accompagner les gens chez le médecin -arrogant- en France sous peine de vous croire devenir fou!! Hahaha)

    • Z.L says:

      « Pour des gens qui vivent au soleil et au bord de la mer je vous trouve pas très bronzés… moi si j’etais vous j’irais à la plage tous les jours »
      C’est vrai qu’on n’a pas de boulot ni de vie qui ne nous permettent pas forcément d’aller se la couler douce à la plage tous les jours…

      • emilie says:

        Ah yes, j’y ai droit tout le temps !! Alors qu’en fait chez nous, il fait tellement chaud qu’on reste à l’ombre dès qu’on peut sous peine de ressembler à un roti :p

  4. PATRICIA CUYPERS says:

    Tout à fait exact. Mon cas est un peu différent, car pas expat pour le boulot, donc auto-financée, mais les questions sont les mêmes en ce qui concerne l’éloignement, le farniente, la dangerosité du lieu (1ère fois au Vietnam, le pompon); seconde fois en Croatie (Il y a encore la guerre ? En 2015… Non, ça fait 20 ans qu’elle est finie et on a l’électricité et la Wifi). Parfois, quand j’en ai marre, je réponds que « non, je m’éclaire à la bougie et j’ai un plan d’évacuation dans ma poche au cas où ils bombarderaient ».
    Oui, c’est vrai, la Belgique me manque… parfois et j’ai des envies d’ailleurs pour bientôt, car je suis née dans une valise comme m’a dit une amie.
    Ce qui m’énerve par dessus tout c’est le « tu as de la chance », ben oui, j’ai perdu mes parents et mon fils unique, je n’ai plus de famille et je vieillirai seule, mais j’ai de la chance, c’est certain !!!

  5. Phuoeng Monique says:

    moi le pire qu’on m’ait dit c’est « ah mais tu parles bien français ». « ben oui je suis française non ? »

  6. Stephan says:

    une autre aussi quand on leur dit de venir nous voir en NC ils répondent :
     » Haaaaa….mais les billets… c’est cher…… » et nous de répondre… « et pour nous…!! Tu crois que c’est gratuit?? »

    et là… le pire du pire (qui rejoin l’article 2) : « oui mais toi c’est pas pareil… tu as les moyens… »
    Biiin oui c’est bien connu on es des « amércains pour eux »

  7. Z.L says:

    Quand ils n’ont aucune connaissance sur le pays d’expatriation et te pose des questions affolantes : « vous avez des routes en bitume? Vous vivez dans des cases? Vous vous lavez à la rivière? »…
    Je vis dans le Pacifique depuis 13 ans (1 an à Wallis et Futuna, 12 ans en Nouvelle Calédonie). Je n’ai pas entendu ce genre de questions depuis un moment mais il y a encore quelques années ça arrivait.

  8. AUFFRAIS says:

    Merci. C’est très bien vu !
    Moi le truc qui m’a laissée sans voix la semaine dernière c’est un « vous ne trouvez pas qu’il y a trop de Portugais ici ? »
    J’habite à Lisbonne…

  9. siamissan says:

    Le pire pour moi ( homme marié avec une Thaïlandaise chef d’entreprise ) c’est le regard pesant sur mon épouse et les sous entendu concernant sa supposée profession, le cliché voulant que tous les expatriés n’épousent que des prostituées, des filles de bar ou de salon de massage.
    La seconde chose, bien que ce soit plus surprenant qu’énervant, c’est de s’entendre demander sans cesse si la Belgique ( ou tout autre pays dont vous êtes originaire ) vous manque, impossible pour ces personnes d’imaginer que le retour vers la terre natale serait sans doute la pire chose qui puisse nous arriver.
    J’ai choisi le chemin de l’expatriation quand j’avais trente ans, avec l’équivalent de 500 euros en poche et sans diplôme ou qualification. C’était il y a un quart de siècle et jamais je n’ai regretté mon choix, je dirais même qu’il fut salvateur quand à un avenir épanoui et prometteur, exempt de certaines barrières législatives qui coupent les ailes de ceux qui ne rentrent pas dans le moule.
    Salutations tropicales des bords du Mékong

    • emilie says:

      Yes, les clichés selon les nationalités, c’est encore une autre paire de manches. J’ai une copine asiatique qui s’est faite mal recevoir par l’école car prise par la secrétaire pour la nounou… Ben non, c’était la maman !

  10. Sandrine says:

    Très bon article. Il n’y en a pas une que nous n’ayons pas entendu. Je rajoute les gros comiques qui ne peuvent s’empêcher d’imiter nos « hôtes » chinois quand on revient en France, confondant les Japonais, les Chinois, les Coréens, les Vietnamiens, ne sachant plus trop où nous habitons (rageant pour des proches!) parce que de toutes façons « c’est toujours trop loin » (cf. point bonus 13!). Et le sempiternel « Ca va vous faire drôle quand vous allez revenir! » un peu mesquin, de ceux qui pensent qu’en effet une expatriation est un long fleuve tranquille. Belle initiative, Emilie.

    • emilie says:

      Ah ça me parle beaucoup ça ! Quand je vivais à Singapour, j’avais souvent droit à : «  Tiens, voilà la Chinoise ! »

  11. mouna says:

    je vote pour le syndicat des  » suiveurs  » ! lol ! très bon article ! le pire que j’ai pu entendre après un rapatriement d’urgence d’un pays africain  » ben ! il fallait pas y aller  » !!!!!!

  12. CHOPARD MENOU says:

    Excellent article… tellement vrai…. merci 😊 Imaginez moi enfant expat maintenant femme expat… je ‘rentre’ en France mais je n’y ai jamais vecu alors drôle de française!!

    • emilie says:

      Effectivement, mes enfants sont aussi des TCK (Third Culture Kids) qui se disent pourtant… Bretons 😉

  13. Edouard dege says:

    Yen a une autre aussi qui m’irrite un max: « bah dis donc! Tes pas tres bronzé pour un gars qui habite au soleil ». Comme si nos journees n’étaient faites que de farniente et… de farniente. Pour info, quand on habite « au soleil », on finit par avoir tendance à le fuir… En plus d’avoir d’autres « choses » à faire pendant la journée que de se prélasser sur la plage, aussi bizarre que cela puisse paraitre.

  14. Boudache says:

    Sympa cet article… j’y reconnais bien mes années « expat » !😂 Bravo pour le lancement de votre marque!! Bisous. Malika B.😉

  15. Anglade Francine says:

    J’ai trouvé l’article excellent ,les commentaires tellement vrais
    Bordelaise d’origine, caraïbeenne pendant 18 ans et maintenant canadienne depuis 10 ans
    De plus trente je suis passée à moins trente😜
    Toujours autodidacte car commerçante
    Et ce n’est peut être pas fini, la retraite je n’en parle même pas, prête à affronter encore et encore , alors c’est sûr, je ressens un léger décalage quand je retourne en France mais si je devais recommencer, je ferai la même chose sans doute un regret , de ne pas être partie avant!
    Salutations à vous tous et bons vents

  16. Noumeattitude says:

    Le pire pour moi : Passe nous voir à la maison….
    Ca part d’une bonne intention certes mais.. comment dire, un tour de France? Non merci! Déplacez vous les copains, nous on a déjà fait 22 000 km et 24 heures d’avion!
    Et le pire du pire : La même phrase par des ex expats…. pffff

  17. Guillaume says:

    Y a aussi celui qu’on me dit tout le temps, tu fais tes course où, à croire que l’on part chassé à chaque fois que j’ai une petite faim

  18. DUMONT says:

    À part un an en Belgique en 1976, j’ai été expatrié de 1971 à 2008 soit ma carriere entière. J’ai même rempilé 6 mois en 2013. Entre l’Afrique et l’Asie. Une vie extraordinaire que je ńai jamais regrettée. Même si ce ne fut pas toujours facile ( loin s’en faut), même si j’ai été attaqué plus d’une fois au Nigeria, même si on a dû être rapatriés par l’armée belge à Kolwezi, même si le projet a capoté après un an d’efforts à l’Ile Maurice, même si nos clients chinois nous ont fait un procès à Pekin. Mais que d’experiences, que de rencontres, que de satisfactions, que de voyages enrichissants, que de choses que je n’aurais jamais connues ni même imaginées en restant en Belgique. C’est la plus belle expérience de vie que d’etre confronté au monde, surtout en travaillant. Rien à voir avec des vacances. Alors tous les commentaires debiles de ceux qui ne sont jamais sortis de leur cambrousse, je leur laisse. S’ils savaient ce qu’ils ratent, ils n’hésiteraient pas!!!

  19. Fanny says:

    Autre phrase: Quand tu rentres et que tu vois un nouveau commerce dans ta petite ville natale de 10 000 habitants “oh tiens c’est nouveau” pour avoir en retour “bah non hein, ça fait longtemps!”…
    😉

  20. MARIE says:

    Qu’est ce que vous faites le week-end ou en dehors du boulot?!

    Ben comme vous en fait… les courses, s’occuper de la maison, un peu de sport, parfois on sort entre amis. Les parents s’occupent de leurs enfants.

    Malgré nos post sur Facebook montrant des plages paradisiaques, en fait on vit le quotidien comme nos amis en France 😊.

    Souvent on travaille aussi le week-end (très souvent selon les secteurs). Et non on ne nous paie pas les heures sup’ et on ne sait pas ce qu’est un RTT…. Vraiment: pas d’ironie ou de jugement. Je suis partie avant les « 35h » et je découvre les RTT maintenant que je suis de retour en France depuis 6 mois 🤣

  21. Pierre-Emmanuel says:

    27 ans de carrière et la plupart a l’étranger. J adore ce post et les commentaires qui vont avec…. mais il y a aussi le dicton  » Maison dans le midi, amis pour la vie » bref où que vous alliez, il y a toujours un couple d amis qui en profite pour vous rendre visite et être hébergé à l oeil. Mieux une fois sur place compare tout avec la France… jusqu’à la météo.
    Hihi je vous adore
    Pierre-Emmanuel

  22. Sylvie says:

    Ah le point 9! Je n’arrive pas à en rire de celui là, malheureusement. Pourtant, j’ai bien essayé.
    Pour remplir les formulaire d’un prêt immobilier, un banquier m’a demandé qu’elle était mon activité. Quand j’ai répondu que j’étais mère au foyer avec trois enfants de 3, 5 et 6 ans il a levé les yeux de sa feuille et avec le sourire il m’a dit « alors c’est vous qui faite les musées et faite chauffer la carte bancaire! ». J’avais l’habitude de ce cliché qui nous colle à la peau et de la sempiternelle question « Alors tu ne t’ennuis pas? » mais là j’ai été sonné. Ça fait 15 ans et ça fait toujours mal!
    Aujourd’hui, de nouveau expatriée, j’ai réussi à remettre en marche ma petite activité dans notre pays d’accueil (de l’artisanat). C’est bien plus difficile qu’en France et encore bien moins rémunérateur . Je croyais naïvement acquérir enfin le statu de femme active jusqu’à ce que ma belle-mère (qui est pourtant une belle-mère en or, adorable et absolument pas méchante!) me dise « c’est bien, ça t’occupe! »

  23. Remi says:

    Je me reconnais dans tous ces commentaires et je dois rajouter un commentaire sur la super maman/épouse. C’est elle qui recontruit à chaque étape notre vie sociale: passer par 8 pays en une vingtaine d’années oblige à constamment rencontrer de nouvelles personnes, faire le tri entre les « vrais » expats et le ceux qui se croient le roi du monde. Retrouver un equilibre social, comprendre la culture locale, gérer les petits besoins et démarches de tous les jours, aider les enfants à retrouver leurs marques, apprendre de nouvelles langues… la maman est une vraie héroïne.
    A part certains contrats hautement juteux beaucoup d’expatriés doivent faire face aux coûts cachés (la scolarité ou la santé le plus souvent bien plus chères qu’en France), ne peuvent pas forcément investir si facilement que l’on croit (essayer d’obtenir un emprunt en France quand vous vivez à l’étranger et ne savez pas ou bous serez dans les 3 ans qui viennent…) et un quelconque passage en France est un vrai parcours de combattant administratif.

  24. Jung says:

    Bravo pour ´ ces commentaires, donc chacune les a entendu tous ou en partie… Personnellement , épouse d’ un expatrié pendant 27 ans, je suis passée par pas mal d’etapes avant de trouver un équilibre, et j’ai eu le temps de trouver une parade à tous ces commentaires en finissant par répondre, avec mon plus beau sourire : «  le temps le plus mal employé est celui consacré aux regrets, alors j’ai décidé que partout où je serai, ça irai et je vous invite à en faire de même, en France ou ailleurs. L’expatriation c’est comme le mariage, Chacun y trouve ce qu’il y apporte et fait son marché en fonction de ses besoins ou ses envies, là où il se trouve !

  25. Paul Van Halteren says:

    Tres belle synthese. Et ca marche aussi avec pour les expats originaires de la Belgique. Le point # 13 dans notre petit Royaume 290 km de long en large max et aux autoroutes gratuites eclairees la nuit… ce point est encore plus enervant pour les memes raisons bien detaillees: « Quoi traverser Bruxelles un vendredi soir? » « Non, tu dois comprendre avec les petits une journee a la mer (120km de Bruxelles) c’est pas possible… » Voila. http://www.facebook.com/paulstravelnotes | http://www.facebook.com/voyagestravelsservices

  26. Anne says:

    Bonjour,
    Le pire dans le regard que les autres portent sur l’expatrIation c’est le fameux «  Qu’est Que tu comprends toi à la France, à nos problèmes » ou lorsque tu relatives la situation française ou mm que tu trouves que la France est encore un pays ds lequel, malgré tout, il ft bon vivre, on te rétorque « Forcément pour toi, c’est facile. Tu ne manques de rien  ou tu ne rends pas compte..! » euh si je rends compte qu’on a de la chance d’avoir une sécu sociale quasi accessible à tous par exemple.et ainsi de suite.

    • Emilie says:

      Effectivement, on ne peut pas comprendre 😉 Mais je suis bien d’accord avec vous, partir nous permet d’avoir plus de recul pour voir ce qui fonctionne bien en France et ce qui pourrait être amélioré.

  27. Agathe says:

    Arrivée par hasard sur cet article et j’adore ! Et cela ne fait qu’un an que je suis conjoint suiveur mais j’ai déjà eu droit à toute la panoplie ! Le syndicat est-il crée .

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